Territoire n-° 2
Territoire n-° 2
2005-huile sur toile-100x100 cm

Peintres

Frédéric Henninger

18 rue de Battenheim
68100 MULHOUSE - France
Haut-Rhin

06 61843270
fred_henninger@yahoo.fr
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Un mixage (synthétique) du visible : le paysage comme structure du territoire.

Dans mon travail, je développe à travers la pratique picturale un questionnement sur le territoire, m’engageant dans une réflexion sur l’image, ses modes de représentations, ses espaces, ses limites, sa topographie.
Le territoire comme terme générique : espace de mutation, de transformation à l’image de l’art et de la société.
L’enjeu se situe dans la reconstitution d’espaces questionnant mon rapport au paysage, à l’environnement. J’introduis un rapport à la ville en intégrant dans ma peinture l’idée d’urbanisme, c’est-à-dire de construction picturale.
En reconstituant des espaces composés d’éléments plastiques, prélevés par un arpentage dans le paysage urbain sous forme de dessins, de photographies.
Ces données sont réinvesties dans ma peinture dans un processus de réduction/recomposition.
Des dialogues, des circulations entre éléments naissent, créant une topographie de zones à parcourir.
La combinatoire des constituants plastiques me permet d’investir l’espace plan ou les signes se juxtaposent,
se répètent, se recouvrent et varient dans une stratification.
Des structures composent la surface construisant des réseaux ou circule le regard. La couleur est utilisée comme matériau constructif et ordonnateur de mémoire. L’espace pictural devient support de mémoire, d’informations et d’orientations : une fiction des possibles.


« Zones intermédiaires, 2004 »

La série des « zones intermédiaires, 2004 », à l’origine un poste de télévision comme récepteur d’images multiples, incessantes, archétype de la « société de l’écran » dans laquelle nous vivons. Ce poste est utilisé de manière non fonctionnelle, c’est-à-dire en essayant de capter des images sans brancher d’antenne.
C’est l’affirmation d’un non sens, d’un parasitage : les images ainsi obtenues sont photographiées au numérique, transférées vers le binaire.
Ces images, ces espaces virtuels, je les transpose en peinture.
De cette surface écranique, la toile peinte, l’ambiguïté s’installe, des passages, des zones incertaines se présentent comme une peinture qui révèle une géographie instable, une mouvance. La série se compose de douze peintures qui mettent en place une temporalité sans cesse renouvelée par la combinatoire des modules picturaux dans le dispositif d’accrochage.


« Peintures modulables, 2000-2006 »

L’utilisation de mètres en bois, comme objet paradigme du constructeur donne lieu à une multiplicité
de formes renouvelables suivant l’accrochage, introduisant un rapport à l’échelle humaine. Cet objet, recouvert de couches de peintures est dématérialisé par la couleur et introduit la confrontation représentation - présentation.
La mise en scène de tableaux bandes me permet de révéler l’espace architectural, le lieu récepteur de cette peinture.


« Urbanité, 2005-06 »

La série des dessins constitue une base de données prélevée dans l’espace urbain.
Des fragments, des bribes de réel sont enregistrées sur la surface de papier, suivant mon cheminement,
ma déambulation. Des superpositions, des cadrages et découpes s’effectuent reconstituant des paysages fictionnels. Ce processus est partiellement réinvestit dans ma peinture.
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