Clélia
Clélia
Huile sur toile, 140 x 180 cm. 2011


Peintres

Gabriel Deschamps De Boishébert

13, rue Clovis Hugues
13100 Aix en Provence - France
Bouches Du Rhône

0621991825
ragaby1@hotmail.com
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Pour aborder l’œuvre de Gabriel Deschamps de Boishébert, il est essentiel de prendre la mesure de l’importance de la notion de dualité dans son travail.
Dualité tout d’abord dans ses origines mêmes ;en effet, la culture espagnole, transmise par ses parents, et notamment son rapport complexe et intense à son père andalou et artiste peintre lui aussi, vient se confronter sans cesse à ses influences françaises et ses inspirations multiethniques et très diverses. il en résulte alors un enchevêtrement pluriculturel où se mêlent cultures méditerranéenne, gitane, mais aussi issue du hip hop américain, par exemple. Sa boulimie d’images fortes alimente sans cesse de nouvelles sources d’inspiration. C’est cette même boulimie qui l’amène aussi à diversifier ses médias de création, utilisant aussi bien le son que les vidéos comme moyen d’expression, même si son œuvre picturale reste le point central de son travail.

Gabriel Deschamps de Boishébert sait se laisser surprendre par l’instant de vie, par l’émotion, et l’accepte sans concession. C’est pourquoi ses toiles, particulièrement, se construisent également sur une dualité forte, entre mélancolie soignée et exaltation débridée.
Le réel est alors décortiqué minutieusement, et observé par le prisme d’un regard affûté, qui se veut cru, comme pour témoigner d’une vérité que le spectateur refuserait de regarder en face.
A partir de supports divers –photos, vidéos, musiques ou autres, il déstructure un ensemble figé pour lui restaurer son espace, son souffle, et lui rendre une légitimité à exister.

Gabriel Deschamps de Boishébert a une capacité intuitive à accepter ces instants de vie, même trop forts, même trop durs, mêmes laids. Il en ressort un long processus de distorsion du réel, de l’espace-temps, ce qui lui permet de capter des images subliminales, un espace « entre-deux », comme un silence sur une portée. La richesse de son travail trouve sa légitimité dans cette fine frontière à peine perceptible qu’il exploite et maltraite jusqu’à son paroxysme.
Le défaut, alors, devient une force ; tout à coup, une coulure de peinture, un fond de toile effacé puis recouvert, un trait de trop, deviennent des alliés indispensables à son expression.
C’est dans cette acceptation à ne pas aseptiser son univers que Gabriel Deschamps de Boishébert trouve sa plus grande force.

Il amène alors le spectateur à une prise de conscience de sa propre dualité, de ses zones d’ombre.
On observe ses toiles, et on vacille, on bascule dans ce monde « entre-deux », partagé entre attraction et répulsion, acceptation et déni.
Il en découle pour le spectateur un sentiment de communion directement perceptible, où celui-ci partage les tourments de l’artiste comme pour mieux affronter les siens, et tenter d’accepter , au travers d’une réalité exacerbée , ses propres angoisses existentielles, notamment la violence, ou la peur de la mort.

Gabriel Deschamps de Boishébert a fait de ses faiblesses sa force, de ses doutes une évidence.
Au travers de son travail exposé ici, il nous permet d’en comprendre le long et parfois douloureux processus, et de l’accompagner dans sa quête d’absolu.

Bonne visite sur ce site.



S.P
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