Peintres

Jean-francois Scalbert

2904 Bressaucourt - Switzerland
Basel-Stadt

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Mon premier métier a été décorateur, une bonne partie de ce travail consistait à réaliser des vitrines. Un jour nous dûmes réaliser des pantins pour animer un rayon. La tâche me fut confiée, et j’y pris un tel plaisir que l’envie d’en réaliser chez moi me prit le soir-même. Les premiers pantins étaient des représentations de clowns-musiciens, d’une taille d’environ 50cm. Je m’amusai à concevoir quasiment tous les instruments possibles, pas toujours évidents à concevoir au niveau du mouvement induit par la ficelle que l’on tire vers le bas. Puis, je réalisai des sortes de cadres pour y insérer des groupes de 3 pantins à un format plus réduit, et actionnés cette fois par une manivelle ; je les nommai « kiosques à pantins ». Dans la perspective de participer à un concours d’artisanat à Moutier en 1975, je construisis un grand tableau incluant un mécanisme à musique très rudimentaire en bois, avec des cordes de guitare ; c’était le premier « pantinophone ». Récompensé du premier prix je me sentis des ailes pour poursuivre ces créations. Peu après je décidai d’arrêter le métier de décorateur et j’entrepris la réalisation d’une série de kiosques à pantins et m’aventurai dans la mise au point d’un mécanisme musical à tapis roulant et pointes. Les kiosques à pantins qui en furent muni prirent de l’embonpoint et reposaient sur 4 pieds, leur donnant l’apparence de petits secrétaires. En 1977 première exposition au café du Moulin à Porrentruy. En 1978, je m’attelai à la conception d’un mécanisme musical à disque en plexiglas compatible avec les kiosques à pantins muraux sans les rendre trop volumineux, ce sont les « girophones » ; Expo collective à Genève à la galerie Now. En 1979, je construisis une vingtaine de boites à pantins plus compactes. J’ai exposé deux fois en Suisse allemande cette année-là : galerie Im Tenn à Muttenz et Galerie Togge à Zurich : l’intérêt du public et de la presse semblaient prometteur, hélas je n’ai pas su ou pu profiter de cette dynamique et tout retomba bien vite, avec les doutes qui commençaient à se manifester. Ensuite les mécanismes furent conçus autour d’un cylindre de bois, ce qui permettait de les doter de 3 mélodies. Les personnages furent réduits et perdirent peu à peu leur apparence de clown. En 1980, les pantins firent place à des petits tableaux peints à la gouache. Le mécanisme était à disque, interchangeable, d’un diamètre de 30 cm. Une quarantaine de ces «girophones » virent le jour.1981, expos des artisans du Palais des Congrès à Paris puis mon expo la plus prometteuse à la galerie Terre d’Aube à Porrentruy. 1982 expo à la galerie Zahno à Moutier. En 1985 je construisis le premier « billoton ». Sorte de flipper vertical et mural dans lequel circulent des billes que l’on tente de contrôler. Le jeu fonctionne en insérant une pièce et en tournant une manivelle. Puis vint le « spirobillophone », pour 4 joueurs.
Expo collective à Undervelier. En 1986, début de peinture à l’huile, acryl et aquarelle. Les compositions deviennent plus abstraites. En 1987, les difficultés à trouver des lieux d’exposition me découragent et j’ai le sentiment d’étouffer dans mon atelier. Les œuvres suivantes sont électriques, pneumatiques, parfois agressives, souvent sombres. Les musiques se font dissonantes. Les galeries restent hermétiques à mes travaux… Alors, je commence à me démotiver et entreprends des travaux de graphisme en 1988. Avec l’avènement de l’informatique, je suis passionné par l’infographie. Parallèlement je conçois des dessins à l’encre de chine pour un journal. En 1995, création d’une troupe de théâtre d’enfants. En 1996, nouvelle formation pour devenir enseignant primaire. En 2000, expositions à Neuchâtel (galerie du Peyrou), Court (galerie de l’empreinte), Porrentruy (Hôtel Dieu). En 2003, formation complémentaire d’enseignant spécialisé. Depuis une quinzaine d’années je me consacre sporadiquement à la réalisation de mes tableaux cinétiques, durant mon temps libre. Depuis 6 mois j’ai repris activement la peinture. J’ai plongé dans l’abstraction car j’ai enfin réussi à me délivrer de cette obsession de vouloir prouver quelque chose. Le geste devient plus spontané, le hasard intervient, je découvre le plaisir incomparable de surfer entre le contrôle et l’aléatoire.
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