6 yeux
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Martine Clerc

France

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” Que veux dire faire de la sculpture aujourd’hui? Cette question , je ne l’ai pas formulée ainsi quand j’ai posée la première pierre de ce qui allait devenir un lieu de vie, de travail et de réflexion. Pour moi, dès le début, la démarche artistique a été une réinvention de la vie même et pas seulement une question formelle ou conceptuelle. Créer mon propre fondement, orienter le paysage en ouvrant les yeux dans un espace de liberté, naître depuis ma préhistoire, vivre les jours et le présent comme une expérience renouvelée de mes permanences et de mes transformations, c’est tout cela qui peut donner des pistes pour comprendre ce que j’appelle “Pierres de méditation”, “Fontaines de sentiments”, “objets insolites” ou de manière plus abstraite “Modules”, “Trames”, ” Séquences”.
Je ne veux rien démontrer, je me propose seulement dans ces pages de montrer un travail, une démarche, des expériences, parfois des humeurs et des idées qui me traversent.”

Martine Clerc



MATER-DOMUS

Le travail de Martine Clerc est attaché à son lieu de vie, de résidence qui est à la fois l’échelle et le dénominateur de la plupart de ses expérimentations artistiques. La maison, l’atelier, les dépôts fondent ainsi les matrices préalables à la transformation. Cette racine Mater/Domus affleure dans ses constructions, ses voyages et ses retours. Elle impose les rapports originels à la matière déterminant les ensembles sériels sculpture/objet, vide/lumière, ciel/terre, eau/son, jeu/danse, modules/fragments…démultipliant les séquences à l’infini. L’artiste génère donc la mathématique intime d’un monde polymorphe et scandé dont elle est tour à tour l’impulsion, l’ordonnateur, l’unité, l’histoire et le temps. Ce chemin initiatique est à l’origine même du Jardin qui apporte une forme de résolution à ce principe de cosmogonie par, justement ses conjugaisons, ses liaisons, dégageant le passage de la mathématique à la géographie…nommant l’imaginaire comme le baptême d’un monde premier.
L’exposition se présente alors comme une cartographie de l’intime révélant une certaine filiation avec la Carte du Tendre et sa tentation poétique d’assujettir le sentiment à la géographie.

Philippe Marchado, directeur du centre d’art contemporain de Lacoux (Ain)
février 2004
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